Le monde de Thomas Fersen




Thomas Fersen possède son univers bien à lui, décalé, plein de fantaisie et de poésie, d’humour et de tendresse. Son imagination semble sans limite.

Dans ses chansons, mais aussi dans ses interviews, on retrouve quelques thèmes récurrents.


Les animaux


Ils sont très présents dans les chansons de Thomas Fersen que ce soit dans les titres de chansons (La Blatte, La Chauve-Souris, Le Moucheron, Les Malheurs du Lion …), en tant que personnages (le cheval Bucéphale, l’araignée dans Rititi Ratata, la petite chienne Zaza, …) ou sur les pochettes de ses albums (Les ronds de Carotte, Le Jour du Poisson, Pièce Montée des Grands Jours).
Thomas Fersen se défend pourtant d’être un chanteur animalier. Il utilise plutôt l’imagerie portée par les animaux pour dépeindre des caractères (par exemple, dans l’opposition du lion et du moucheron dans les Malheurs du Lion) et avoir un discours universel. Ses chansons n’en sont pour autant pas des fables, ou alors sans morale.


Les prénoms


Ils sont tout aussi présents que les animaux dans les chansons de Thomas Fersen. Thomas Fersen semble sensible aux prénoms classiques, parfois un peu désuets.
Certains sont des titres de chanson :
Hyacinthe, Maudie, Louise, Elisabeth, Irène, Marie-des-guérites.
D’autres interviennent comme des personnages des petites histoires que sont ses chansons :
Roselyne, Jeanne, Blaise, Simone, Etienne, Anatole, Alphonse, Hector, Léon, Camille, Martha … et tout récemment on a vu apparaître … « le gros Thomas » (Zaza).
 

Les objets (chapeaux, tapis …)


Thomas Fersen aime les objets et les accessoires comme les chapeaux, tapis, meubles … que l’on retrouve sur scène (chapeaux dans le décor de la tournée Qu4tre, tapis sur la tournée « Pièce Montée » ou chapeaux portés par Thomas Fersen et ses musiciens sur la tournée du « Pavillon ») et aussi dans ses chansons (meubles évocateurs de souvenirs coquins dans « Chez toi »).

«J'aime les chapeaux, les instruments de musique, les tapis : ce sont des objets très parlants, très forts, très évocateurs d'univers et d'histoires.»
« Le truc qui m'intéressait avec les chapeaux, c'est qu'ils sont liés à des comportements. Il y a un caractère social dans le chapeau, de circonstance aussi, comme pour le chapeau de la mariée. C'est porteur, c'est évocateur de la vie des gens.»


La chanson paillarde


Thomas Fersen parle souvent de la chanson paillarde, qui l’a beaucoup marqué dans son enfance, et influence maintenant son écriture.

« Ma vocation, si j'en ai une, date du CP. Un jour, un élève est monté sur la table et a entonné un refrain paillard. Révélation. Eblouissement ! Mes chansons sont foutues comme les chansons paillardes : genre mélodique, nombre de pieds, élisions, astuces de vocabulaire, utilisation d'objets quotidiens ... »

« On me demandait toujours si j’avais écouté les grands maîtres de la chanson française... Par insolence, j’avais répondu que non, c’était la chanson paillarde qui m’avait initié, ce qui est vrai, en plus. C’est comme ça que j’ai découvert la chanson, à l’école communale, à la maison on n’en écoutait pas. J’ai un répertoire de chansons paillardes assez long dans lequel j’aimais briller. Ça se sent dans mes chansons : elles ont cette forme, ces structures. Je ne dis pas qu’elles ont le contenu mais elles ont la rime, elles sont toujours au présent. Elles contiennent des ellipses, des élisions… Elles sont construites, ce ne sont pas des phrases qui évoquent des choses, c’est une histoire, il y a une chute, un côté ritournelle. C’est pour ça que j’ai vraiment rencontré la chanson quand j’étais gamin. »


La scène


Sur scène, Thomas Fersen fait preuve d’une belle générosité et d’une belle énergie. Il s'est créé un personnage, s’amuse avec le public, esquisse des pas de danses …

« Ma mère m'a acheté ma première guitare en 1977. Les premiers concerts que j'ai vu étaient ceux des groupes punk. Leur générosité m'a touché»

« Quand j’écris mes chansons, elles sont destinées à être interprétées sur scène »

« C'est un métier de service, on est là pour donner du plaisir aux gens, pour les accompagner. La chanson aide à vivre. Elle n'a pas d'autre prétention. »

« Dès les premières minutes, on sent tout de suite la foule. On essaie d'être attentif, d'être généreux... »

 « Je pense que le principe même de faire du spectacle, c’est la générosité. Dès l’instant où c’est pour soi, ça se voit, la lumière est là pour le montrer. C’est pour ça que c’est assez fatigant finalement : on a envie de donner beaucoup aux gens qui sont venus et qui ont payé leur place »

« Oui. C'est une partie de moi qui sommeille quand j'arrête. C'est quelque chose d'assez animal, d'ancrée dans la vie. Ecrire des chansons c'est dans la tête, c'est intellectuel comme travail, alors que le concert, c'est physique. On met les pieds dans la vie à fond. J'aime cette humanité, cette chaleur humaine »



Actualité

Disques

Concerts

Bio

Le Monde de
Thomas Fersen


Galerie

Articles / Entretiens

Livres / Songbooks

Liens

Videos